Scandale à Besançon
Une femme enfermée dans une maison de retraite à la demande de son fils
Affaire suivie par Maître Randall Schwerdorffer du Barreau de Besançon

Mary au Parc Micaud Besançon

En réponse aux lecteurs nous ayant contacté qui se demandent ce que devient Maryvonne, nous vous informons que la situation demeure aujourd'hui inchangée mais que nous attendons une décision de la Cour d'Appel pour le mois d'avril prochain. Dans cette attente, nous sommes tenus de respecter une certaine réserve de parole afin de ne pas gêner la justice dans son travail. Nous ne manquerons pas de vous avertir des suites de ce jugement qui, nous l'espérons, rendra enfin sa liberté à notre amie. En vous remerciant infiniment de votre gentillesse et de votre compréhension.

DERNIERES NOUVELLES DE MARYVONNE

Nous sommes au trente-huitième mois de l'enfermement de Maryvonne contre sa volonté. Depuis 28 mois (août 2014 à ce jour), Maryvonne a tout simplement "disparu". En effet, aucun de ses amis ni son compagnon ne savent où elle se trouve. Très inquiets, les amis de Mary ont écrit à l'UDAF qui a refusé de communiquer son adresse ou, à défaut, un numéro de téléphone pour la joindre.

L’UDAF s’étant déchargée de la tutelle, le fils de Maryvonne a été désigné comme tuteur provisoire, en attente de notre appel.

L’ordonnance de changement de tuteur nous a permis de savoir dans quelle nouvelle maison de retraite Maryvonne résidait.

Mais il est toujours impossible de la contacter, le fils de Maryvonne  impose l'obtention d'un "mot de passe" à communiquer au standard de la maison de retraite .

Au mépris évident de la liberté fondamentale d'un individu à fréquenter qui il désire et à communiquer librement.

Dans la destructrice tentative d'un homme pour avoir une emprise totale sur la vie de sa mère, les droits les plus élémentaires de l'être humain sont ainsi bafoués. Sans que personne ne s'en émeuve et comme si la France avait cessé d'être un pays de droit.

Nous sommes les amis de Maryvonne L.

Entre nous, nous préférons l'appeler Mary car nous trouvons que ce prénom rend mieux grâce à la jeunesse d'esprit qu'elle a su garder malgré ses soixante-quatorze printemps. Mary est pétillante, digne, elle aime la vie, elle est gourmande et alerte et elle aime à se promener dans les rues de la ville qu'elle aime, Besançon.

Mary est veuve depuis de longues années et depuis quatre ans, elle a refait sa vie avec Cyril. Ils vivent ensemble une relation complice faite de moments de tendresse et d'un grand respect mutuel.

L'un protégeant l'autre et l'autre protégeant l'un, Mary aime Cyril et Cyril aime Mary. Une histoire simple pourtant...

Le fils de Mary n'a jamais accepté qu'elle puisse refaire sa vie et Cyril est devenu l'ennemi facile d'un fantasme familial qui prend de plus en plus corps au gré des jugements qu'on pose à l'emporte-pièce, sans savoir, sans vouloir savoir. La question est posée de savoir si Mary a le droit de vivre et de vieillir avec la personne de son choix malgré le veto familial. La question est posée sur la valeur du choix d'une personne âgée .

Le 30 septembre 2013, la famille de Mary l'a faite enfermer, sans préavis, manu-militari.

D'abord dans un hôpital, puis dans un centre psychiatrique puis dans des maisons de retraite.

Mary

La raison invoquée est la maladie qui frappe la mémoire de Mary. Cette maladie est réelle, c'est vrai. D'ailleurs Mary et Cyril le savent. Mary est suivie par un neurologue. Cyril la pousse à rester active et favorise son indépendance de manière à faire reculer l'inéluctable... Mary avait une vie normale, sortait, faisait ses courses seule, aucun médecin n'avait jusqu'alors estimé que la vie de Mary était en danger.

Depuis 11 mois, Mary vit séquestrée et séparée de Cyril. Depuis 11 mois, elle pleure pour rentrer chez elle. Depuis 11 mois, son cri se perd dans les méandres d'une matrice juridique . Depuis 11 mois, le couple subit la toute-puissance d'une famille dont la seule volonté est de séparer le couple et de détruire Cyril, au risque de détruire leur propre parente.

Et, quand on a cet âge dans notre pays, nous n'avons pas de choix, nous n'avons pas de droits. Nous n'avons même plus de voix...

Cyril se bat et lutte pour sa compagne. Mais son combat semble être comme vain et perdu. Personne ne l'écoute et quand on l'écoute, personne ne l'entend.

Cyril a pris un avocat, Maître Randall Schwerdorffer du Barreau de Besançon, et Maryvonne, Maître Claude Varet du Barreau de Besançon. L'affaire a pris une telle ampleur, que le couple a été obligé de se défendre pour pouvoir se retrouver et mener à nouveau une vie normale. Mais la famille de Mary et son tuteur ont invalidé le choix de Mary, au mépris de toute notion de liberté et "congédié" son avocat, le remplaçant par un défenseur de leur choix qui sera sans doute, nous le craignons, plus prompt à œuvrer pour les intérêts familiaux que ceux de Mary .

L'avocat de Cyril a l'intention de médiatiser cette affaire car vous allez découvrir dans les pages qui suivent que cette histoire tourne tragiquement. A cause de l'absurdité du système juridique et d'une manœuvre savamment orchestrée par la famille de Mary


Nous sommes les amis de Mary

Et parce que personne ne l'écoute, nous avons décidé de parler pour elle, de parler pour eux. D'écrire leur histoire, celle de ces mois où la vraie solitude, le désespoir a remplacé la lumière d'une vie de couple, celle où la justice est inexistante et silencieuse à la détresse du couple. Car effectivement en lisant la suite, vous allez découvrir l'horreur de cette situation inadmissible, effroyable et pourtant nous sommes au XXI siècle .

Oui, Dans notre pays, il existe encore des horreurs dépendant plus des méthodes du Moyen-Age, que de celles d'une civilisation dite moderne et sociale.


En espérant que quelqu'un, quelque part écoute ce message

Besançon


Toutes les photos présentes sur ce site ont été prises avec l'accord de Mary par son compagnon, il y a entre 1 et 3 ans. A l'exception de la photo du couple qui date d'environ 2 mois."

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