Scandale à Besançon
Une femme enfermée dans une maison de retraite à la demande de son fils


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DISPARITION DE MARYVONNE : LA FAMILLE A LE CONTRÔLE SUR SA VIE. Lire la suite

 

Mary et moi

 

Jamais, de toute ma vie, je n’aurais cru devoir un jour me justifier d’aimer quelqu’un.

Jamais, si on me l’avait dit, je n’aurais pensé un seul instant que, dans notre pays, il soit possible d’enfermer une personne innocente, d’ignorer totalement ce qu’elle a à dire et de faire fi de ses désirs, de ses besoins, de sa santé.

J’ai toujours pensé que la France était symbolisée dans sa devise : « Liberté, Egalité, Fraternité ».

J’ai toujours cru naïvement que nous étions la patrie des droits de l’homme.

Comme vous, j’avais confiance.

Aujourd’hui, je sais. Je sais qu’il est possible, avec du savoir-faire, un bon réseau et une bonne dose de cynisme, de séparer un couple qui vit sa petite vie tranquillement. Il est possible pour un fils de faire incarcérer sa mère parce qu’elle a commis le crime, bien des années pourtant après son veuvage, de refaire sa vie.

Il est aussi possible d’utiliser la justice  pour servir ses desseins personnels, simplement en répandant des mensonges, en alléguant toute sorte d’ignominies et en maniant la diffamation comme un jongleur manie des balles.

C’est non seulement possible mais c’est aussi facile. Le système juridique de toute façon, ne vérifiera rien, ne cherchera pas à obtenir des preuves, ne diligentera aucune enquête et acceptera les allégations comme des démonstrations suivant la vieille antienne : « celui qui parle le plus fort a forcément raison ! ».

Depuis dix mois, je me bats. Non pas pour moi car sans elle, je n’ai plus de raisons d’être mais pour Mary, ma petite  Mary.

Je me bats pour qu’on la libère, qu’on lui rende sa vie. Je lutte chaque jour pour qu’on lui rende la dignité qu’on lui a volée. Je me bats parce qu’en la sortant comme on l’a fait, avec violence et sans ménagement de son existence, on ne peut que précipiter la dégradation de son état de santé. N’importe quel neurologue vous dira que le maintien dans un milieu habituel et tranquille est la meilleure garantie de freiner l’altération de la mémoire.

Et depuis dix mois, j’ai été mis à la porte des différents établissements où a résidé Mary par la gendarmerie, par la police et par la justice.

On a dit de moi que mes visites « gênaient le service » sans se demander comment devait réagir un homme à qui on a volé sa vie. Je n’étais plus la victime, un homme à qui on avait pris sa compagne mais celui qui « gênait le service ». L’avocat de la famille de Mary m’a traité de déviant, d’escroc et que sais-je encore,  devant le juge des Tutelles.

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Besançon


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